May 7, 2006

L'ENTRENET au coeur de l'UPFing'06

Posted by

Manuel Diaz

UPFing'06Ce sera les 7, 8 et 9 juin à Aix en Provence et dans une ambiance certainement très “2.0”. L’université d’été de la Fing (UPFing’06) est toujours un évènement très attendu, l’occasion de voir les chercheurs et les acteurs confronter leurs idées, échanger et partager leurs expériences. L’intelligence collective est au coeur de cette manifestation et admet comme préalable que toute personne de la salle peut contribuer au débat autant que les intervenants.


Cette année, la thématique est l’Entrenet. Pour ceux qui ne connaissent pas ce terme lancée par Daniel Kaplan sur InternetActu.net, en voici un bref aperçu :
“C’est cet univers de pratiques collectives, celui dans lequel les réseaux sont utilisés pour dire et faire des choses ensemble, que je propose d’appeler l’EntreNet. “Entre” comme “entre nous”, bien sûr, mais aussi comme “intermédiaire” : la communication “un à un” d’un côté, la communauté de l’autre, ne sont que des cas limites aux deux bouts d’un continuum d’usages. L’essentiel est à chercher entre ces deux pôles.”
LoïcA l’aulne de cette définition et du texte qui lui est consacré on ne peut s’empêcher de penser à bK (nom de code de blueKiwi). bk est donc un outil de l’Entrenet ? Je laisse ici la place à Chritophe (maître es-bK) pour répondre à cette question… En ce qui me concerne j’en suis persuadé. blueKiwi répond parfaitement à ces quelques arguments de l’Entrenet :
“l’EntreNet est peuplé de petites choses plutôt que de grands discours, de quotidien plutôt que de projets, de pratiques qui se constatent plutôt que de se planifier. Seule l’agrégation de ces petits actes collectifs produit, éventuellement, des communautés, des mouvements ou des phénomènes.”
ou à ça…
“Ce qu’il y a de neuf, semble-t-il, c’est que ces pratiques s’outillent, s’agrègent et se raccordent les unes aux autres – non pas sur la base d’une décision stratégique, mais de l’existence de standards et surtout de services qui les facilitent – et passent à une échelle infiniment supérieure.”
Après le bien commun en 2004, l’innovation en 2005, l’Entrenet est une notion plus intellectuelle, moins matérialiste qui fait les beaux jours de la Fing. C’est aussi une des façons de reconnaître que les outils et les technologies au delà de leur simple existance sont faits pour amener l’homme à progresser à avancer. Nous avançons vers une société du social, de l’homme, certains disent de la spiritualité. Le grand changement que tout le monde sent ou voit et que certains qualifient de 2.0, ce n’est pas l’internet 2.0 mais peut-être bien la société 2.0. Il se trouve qu’internet qui est au coeur des usages des jeunes générations et des entreprises est l’outil symbolique aujourd’hui de ces changements. Il permet de “tisser” des liens (comme quoi l’idée de toile du départ n’était pas si mauvaise) de former des communautés en gros de passer d’une ère de l’outil, l’indutrialisation, à une ère de l’humain et de l’esprit.
Pour ceux qui seront à Aix et qui verront deux geek de l’internet 1 en route vers l’internet 3 en train de parader déguisés en kiwi bleus et de disserter sur le bien fondé des coups de pelle, ne vous étonnez pas, ces gens là se dopent à l’innovation, à l’échange et aux usages… ils s’appellent Alexis et Christophe et sont reconnaissables à leur carte de visite .gr (blanche et violette avec un zest d’orange 😉
PS : Voici leur habitat en photo, c’était avant les travaux, d’ailleurs il manque encore la couche de peinture bleue sur la façade ! 😉
Et voici le portrait robot de l’un d’entre eux, si vous le voyez, donnez lui un kiwi :

Kiwi

Alexis Mons

Comme participants historiques de l’UP FING, on ferai presque un peu partie des meubles, mais c’est toujours un moment très fructueux, à l’ambiance un peu particulière, dans son modèle “tous intervenants” et le cadre de La Baume (un ancien séminaire de jésuites).
L’UP FING c’est du pur concentré de Société de l’Information. BlueKiwi tire d’ailleurs quelques-uns de ses fondements de cette première édition. Je pense notamment à quelques échanges fructueux avec le sociologue Alain d’Iribarne sur l’évolution du management face à la Société de l’Information, réflexions que j’ai eu plaisir à faire évoluer avec lui au grè des éditions suivantes.

Christophe Routhieau

blueKiwi est bien un outil de l’entrenet, surtout lorsqu’on s’intéresse aux réseaux informels qui existent dans l’entreprise.
Ce sera d’ailleurs le sujet d’un des ateliers du vendredi matin : “Sous l’organigramme, l’organisation informelle”. Alexis et moi aurons la chance d’intervenir pour parler de blueKiwi.
Pour enrichir la discussion, j’ai également souhaité la présence d’Hervé Kabla (Dassault Systèmes) pour qu’il témoigne de smartKiwi.
Autour de nous, il y aura, Euan Semple, ex BBC, François Nonnenmacher, Padawan, dont la présence est confirmée.

Jean-Luc Grellier

Pour ceux qui se poserait la question de cet animal… un peu de culture :
Le Kiwi est aussi connu sous le nom d’Aptérix. Le Kiwi habite en Nouvelle Zélande et dans les petites iles avoisinantes. Chassant la nuit cet oiseau timide est en voie de disparition. Il mesure 50 centimètres environ . Il est l’emblème national de la Nouvelle Zèlande. Les Kiwis mâles sont plus petits que les femelles . Les narines du Kiwi sont uniques chez les oiseaux , elles sont près de l’extrémité du bec. Les Kiwis n’ont pas de queue, leurs ailes sont cachées sous leur épais plumage.
C’est le dernier survivant de la race des Moas. Depuis 1921 il est protégé . Il était recherché pour ses plumes qui ressemblent à des crins utilisés pour fabriquer des mouches pour la pêche à la truite. Il est menacé par le déboisement et les carnassiers introduits par les Européens.
Le kiwi habite dans des terriers où il n’ en sort que la nuit pour se nourrir d’ insectes et de baies , qui sont au sol et qu’il trouve grâce à son odorat . Le kiwi a de mauvais yeux .
Pour en savoir plus : http://www.doc.govt.nz/Conservation/001~Plants-and-Animals/001~Native-Animals/Kiwi/index.asp
Fin de l’aparté animalière 😉

Jean-Noel

Pff, ben voila : les jours fériés à la télé, y’a que des documetaires animaliers alors on se dit qu’on va decouvrir autre chose grâce à Internet et pis même là, c’est pareil !
Sinon le fruit, t’as des infos dessus ? terre ? ensoleillement ? 😉
En ce qui concerne l’Entrenet, j’avais cru comprendre qu’il s’agissait plus d’usages, de pratiques que d’outils, celui-ci important peu en fait du moment qu’on se l’approprie dans un sens précis..
Certains outils facilitent l’usage, on est d’accord, mais l’outil fait-il le 2.0 ?

Jean-Luc Grellier

Je n’ai pas dit que l’Entrenet c’était le 2.0… tu fais ici un amalgame entre Entrenet, internet 2.0 et outils (bK).
Ces 3 éléments se combinent, se conjuguent mais ne sont forcément pas la même chose.
L’internet 2.0 pour moi c’est quelque chose qui n’existe pas excepté pour le marketing ou la communication. Ca peut éventuellement symboliser le passage d’un internet des outils à un internet des usages, mais il me semble que de ce côté là notre microcosme internet se prend les pieds dans le tapis et se prend surtout la tête comme un melon. Il y a des changements dans notre société aujourd’hui et internet participe à, et intègre ces changements. Voire en internet l’outil ultime qui enfante ce changement c’est avoir les yeux plus gros que le ventre ou la souris plus grosse que le boeuf (pour continuer dans l’animalier)… arf non c’est une grenouille normalement mais bon… tout le monde comprendra…
L’Entrenet, je ne reviens pas dessus est très bien définit par Daniel Kaplan, et oui, il s’agit bien plus d’usages, que d’outils… mais pour avoir des usages, il faut bien des outils pour les exprimer… et des infrastructures pour y accéder…
Attention, l’ère des usages ne veut pas dire qu’il n’y a plus d’outils ! Simplement les usages deviennent prépondérants et guident le marché, lequel suit avec des services et des infras adaptés. Il faut bien se rendre compte que quel que soit l’avenir nous serons toujours dans ce cercle vertueux Infrastructures / services / usages, et quelle que soit l’entrée choisie, elle ne va pas sans les deux autres ! Si l’on enlève l’une des entrées c’est tout l’édifice qui s’écroule :
– pas d’infras et c’est la catastrophe… peu d’usages, et pas de services. Elles sont la base du marché de la société de l’information sans laquelle rien n’est possible;
– pas de services… donc peu d’usages mais des véléïtés contrariées et un public mécontent… et qui laisse tomber petit à petit ce qu’il entrevoit comme un “cul de sac”;
– pas d’usages, parce que des services inadaptés qui ne répondent pas aux attentes et des prestataires hors piste… ou des infras très sommaires…
C’est un peu comme l’histoire de l’oeuf et de la poule… l’un sans l’autre ça n’existe pas… par contre lequel est né le premier ???
bK ou blueKiwi est un outil qui permet aux usagers d’entrer dans l’Entrenet et de participer à ce genre d’usages, c’est donc un outil de l’Entrenet…
Le 2.0, personnellement je m’en moque totalement. Pour moi c’est du buzz commercial, un peu comme pour les versions de logiciel. Dire qu’un produit est 2.0 cela signifie que si tu l’achète tu seras à la mode, tu bénéficieras des dernières technologies… et alors? Prend Spip (au hasard) il permettait déjà de commenter les articles dès ses premières versions, comme les blogs, alors il était déjà 2.0 quand internet n’en était même pas au 1.0 ? Que du BUZZ commercial !
Il y a les infras, et ensuite, des outils qui génèrent des usages et des usages qui apportent de nouveaux horizons et qui permettent de développer des outils etc. Et ce modèle est vrai que l’on soit en 1.0, 2.0 ou 99.99. 😉

Alexis Mons

Certes. Cela étant, bien que fervent pourfendeur du 2.0 comme mousse marketing, j’estime maintenant qu’il faut nuancer le point de vue.
Au point où nous en sommes, “web 2.0” qualifie une génération de services en lignes, caractérisés un peu par quelques technologies clés et des API, un air de famille prononcé dans le look et surtout une promesse “sociale”, fondée sur la valeur d’usage et non du contenu.
L’EntreNet, c’est autre chose, l’analyse des dynamiques sociales et sociétales actuellement à l’oeuvre, une proto-science en quelque sorte, où la technologie n’est qu’un élément d’écosystème.

Jean-Luc Grellier

Oui, internet vit une seconde vie. Un internet seconde génération est né. Moi, ce qui me gêne c’est simplement le 2.0. On veut faire part d’une évolution voir d’une révolution, mais tout ce que l’on trouve à y coller c’est un des plus vieux concept de l’informatique : le versioning. Et quand on connait l’utilisation de ce concept en marketing pour faire vendre des logiciels… ça fait réfléchir.
Dans le lancement de ce 2.0, faut-il voir une démarche pérenne qui fera que l’on aura droit à un 2.1,2.5,… 100.8 etc. ?
Ce que je regrette c’est que cela ramène le web au niveau informatique au moment même où l’appropriation de masse est là… domage et étrange, il n’était plus la peine de rassurer qui que ce soit.
Après le conpcept existe, il faut savoir l’utiliser à bon escient et ne pas en abuser.

Alexis Mons

Tu verras dans mon prochain billet parler de (feu le) web 3.0, mais en attendant, certains pensent au web 2.1 ( http://altaide.typepad.com/jacques_froissant_altade/2006/05/web_21_une_conf.html ). Cela matérialise que la notion de web 2.0 est maintenant bien circonscrite et qu’elle suscite donc des envies de dépassement ou de se démarquer.
Ce que toutes ces tentatives de versions supérieures n’ont pas compris, c’est qu’il va falloir que quelque chose d’important se passe sur le terrain pour en changer vraiment.