July 28, 2008

Le village mondial a son chinatown

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amo@emakina.fr

Ça devait arriver et voici donc que la Chine possède a dépassé en nombre d’internautes les USA. S’il en était besoin, cet événement symbolique souligne la place du marché chinois du business online et des perspectives de développement énormes. Porté par un rythme de croissance puissant (+56% l’an), l’internet chinois s’affirme donc comme le principal bataillon numérique, ce qu’il est déjà me semble-t’il pour les jeux vidéos.
Comme le souligne Mashable, s’il est numériquement premier, il reste pour autant très en deça d’un point de vue du marché qu’il représente.
Mais c’est aussi sur le terrain des contenus et de la participation que des questions se posent. Dans “Produire le monde”, Hervé Juvin s’interrogeait sur l’impact de la loi du nombre de la sphère internaute chinoise sur un écosystème comme Wikipedia, largement dominé qu’il est par la pensée occidentale.
Outre les limites à la participation ouverte que l’on connaît, rien ne dit que ce soit sur les écosystèmes que le monde occidental a produit que ça se passera. Contrairement à ce que l’on pense, ce n’est pas parce que le monde est global qu’il ne se repolarise pas. Et le fait est que les récentes orientations de l’ICANN vont dans ce sens.
Ce n’est pour cela que les poids lourds du web n’investissent pas en Chine, mais s’il y a quelque chose à intégrer avec la montée en puissance du web chinois, c’est que le web unique et mondialisé que nous avons connu n’a plus de sens.

Jean-Luc Grellier

La différence est essentiellement culturelle et la barrière de la langue est aujourd’hui presque infranchissable. L’anglais, malgré les efforts en cours pour les JO est loin d’être intégré et dans les rues de Pékin comme ailleurs personne ou presque ne parle la langue de Shakespeare, si ce n’est des phrases apprises par coeur et souvent utilisées hors contexte.
Certes cette situation évolue mais la culture profondément ancrée dans l’inconscient collectif est également très différente de la culture dite occidentale, et comme tu le soulignes Alexis, les outils qui marchent chez nous ne sont pas forcément ceux qui marcheront là bas. En Asie, le principal navigateur web est le téléphone portable par exemple… etc.
PS : Je viens d’ailleurs d’essayer de laisser un peu de chinois dans ce commentaire… j’ai abouti à un message me disant que mon texte n’était pas correctement formé 😉