November 18, 2008

L'email dans la ligne de mire du changement

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amo@emakina.fr

Jeudi dernier à la soirée BlueKiwi 2009, Stowe Boyd disait que lui et l’administration étaient la seule occasion de ses enfants de communiquer par email. L’email est un outil de vieux, c’est un vieux constat.
Ils leur préfèrent la messagerie instantanée (IM) et le bloguing. L’IM a l’avantage d’être synchrone et d’indiquer si l’interlocuteur est à potentiellement à l’écoute. Le bloguing revient à laisser une histoire où une trace en point de départ ou conclusion d’une discussion. Les réseaux sociaux ont introduit un mix de tout cela, plus l’équivalent du post-it avec le wall. L’email est pollué, lourd et n’a aucun des avantages de l’un ou l’autre des modes. On ne discute pas par email et l’email n’est pas un moyen de partager vraiment.
L’email, faute d’éducation à son usage et/ou de gouvernance de l’information, est la source numéro 1 de l’infobésité ambiante dans les organisations. Les Intranets étaient sensés résoudre ce problème, mais ils sont souvent eux-même générateur d’un torrent d’alertes sans susciter d’usages porteurs. C’est souvent à l’occasion d’audit d’Intranet que se révèle cette vérité et il est un pathétique de constater que l’Intranet en question n’a fait que rajouter du bruit là où il était sensé améliorer le signal. Résoudre par l’outil conduit au contraire du but recherché.
Avec la crise, les entreprises cherchent des marges de manoeuvres, j’ai déjà dis il y a un an qu’elles sont sous leur nez.
Les petits jeunes arrivent, ils envahissent vos organisations et pour eux, l’email n’est qu’un truc lourd et passéiste. Ils pensent et agissent autrement. Il va falloir s’y faire, c’est en substance ce qu’Accenture vient rappeler
Il n’y a aucun secret, le pallier de progrès et de changement que la “crise” actuel accélère, participe de l’adoption des nouveaux modèles organisationnels et des outils qui vont avec, ce qui est improprement appelé Enterprise 2.0 et que BlueKiwi démontre magnifiquement. Le paradoxe, c’est que ce changement, surtout celui que constitue le management de la discussion et des flux fait peur. Il nourrit la représentation d’un palier de changement lourd à mener, alors même que les nouveaux venus dans l’organisation ont toutes chances d’être porteurs des bons gênes pour générer du résultat.
La jeunesse est porteuse d’avenir, dit-on. On ne saurait pas si bien dire à l’heure du changement d’organisation qui s’impose au monde !

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